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  Dans le champ

L’igname (wakoko) est la plante alimentaire de base des gens de Maré. Ses habitants nomment d’ailleurs Maré, le pays de l’igname : node ni wakoko. Voici quelques indications sur les étapes de la réalisation d’un champ d’ignames et la répartition des tâches entre les sexes et les classes d’âge :

• Le débroussage (p’eu) est un travail d’hommes. Il s’agit de la première tâche dans la réalisation d’un champ. La floraison de la liane k’acap’eu (littéralement, ‘signe du débroussage’, Clematis pickeringii) annonce la période de débroussage, vers juin-juillet. Pendant le débroussage, les femmes aident à couper les herbes, les fougères, les lianes et les arbrisseaux.
Cette première étape est suivie du brûlis (retha). On brûle les débris débroussé et le tronc des arbres pour que leurs racines ne gênent pas les ignames. Cette tâche est réalisée par toute la famille : l’homme et la femme sont aidés par les enfants. Les parents apprennent aux jeunes enfants comment on brûle le tronc des arbres afin qu’ils meurent.

• Le piochage ou labourage du champ (xap’eng) est un travail d’hommes. Ils labourent la terre en faisant des trous afin d’y planter les plants d’ignames. Ils choisissent des endroits pour faire les trous, car certaines espèces d’ignames poussent bien dans des coins pierreux et d’autres dans des terreaux plus meubles. Le piochage s’effectuait autrefois avec un épieu, le gup’eng. Il est désormais souvent remplacé par une barre à mine. Lors du piochage, les femmes font la cuisine et brûlent les souches encombrantes.

• La plantation d’ignames se fait avec les femmes : on met les plants dans les trous prévus. Dès que les lianes des ignames s’allongent, les hommes aidés parfois par leurs épouses, dirigent les lianes grâce à des gaulettes vers les troncs d’arbres morts servant de tuteurs (isheng). S’il n’y a pas d’arbre dans le champ ou à côté du plant d’igname, on utilise de jeunes pousses de ueng (Dodonaea viscosa). Poser les tuteurs se dit ane isheng. On place les isheng ‘tuteur’ dans le sens opposé au vent pour tenir les lianes d’ignames et éviter qu’elles touchent le sol brûlant.

• Dans le temps, une fois le champ prêt, seuls les hommes étaient autorisés à s’y rendre pour le sarcler (yei). De nos jours, les femmes se chargent également de son entretien en arrachant les mauvaises herbes. Elles peuvent y apporter des touches personnelles en plantant des choux kanak (wel), des pourpiers (k’amuda), des cannes à sucre (waea), des oignons verts (selātr)… On trouve aussi des bananiers (namaco) à proximité du champ d’ignames. Les femmes sèment également des carottes (karot), choux (kapec), salades (salad), tomates (watomato), etc., autant d’espèces dont le nom emprunté révèle qu’elles sont d’introduction récente. Quant aux enfants, on leur apprend dès le plus jeune âge à planter des graines de pastèques (waethen), de melon, de maïs (guk’edr), de concombre (komkom), etc.

• Lors de la récolte (thethuma), qui a lieu principalement de mars à juin, les hommes déterrent les ignames et font le tri des plants (p’uce win) pour le futur champ, des ignames pour le travail coutumier (mariage, deuil, etc.) et de celles destinées à la consommation ou à la vente.

Pour en savoir davantage sur les plantes de Maré, leurs noms et leurs usages, nous vous recommandons vivement la lecture de l’ouvrage intitulé Hommes et plantes de Maré de Lormée, Cabalion et Hnawia, 2011. Les auteurs y précisent qu’« au moins 197 espèces autochtones ou d’introduction pré-européenne sont (ou étaient) utilisées, soit 61% des espèces collectées sur l’île si l’on excepte les ptéridophytes et les orchidées. L’exploitation de l’environnement est donc optimale et concerne tous les aspects de la vie » (p. 33).




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